Rapidement, le camps de réfugiés de l'aéroport de Kansas City du être évacué. Les barrières aux alentours des installations étaient de plus en plus soumises à la pression des rôdeurs, parfois aussi appelés zombies...
Les files d'évacuation vers un pont aérien d'hélicoptères furent organisées, encadrées par l'armée et des médecins de OneWorld, travaillant volontairement et bénévolement à l'encadrement et l'aide aux réfugiés. Bizarrement cependant, nos amis du Bowling Paradise furent emmenés vers des véhicules terrestres. Les médecins leur dirent que leurs résultats aux tests de santé demandaient des analyses complémentaires qui ne pouvaient être effectuées que dans une clinique équipée, à Wichita.
Le trajet se déroula quasiment sans encombre, l'ambulance filant à toute allure sur des routes abandonnées autour desquelles traînaient quelques vagues silhouettes embrumées. Le paysage était complètement abandonné, préface d'une ère probablement apocalyptique. Plus ils approchaient de Wichita néanmoins, moins ils aperçurent de rôdeurs. A 100 kilomètres de la ville, ils n'en croisèrent plus aucun.
Wichita était manifestement sur le pied de guerre. L'armée y installait des barrages et des centres de contrôle. Les militaires semblaient tous sur les nerfs, les doigts proches des gâchettes et toujours prêts à sursauter au moindre bruit suspect. Leurs mines patibulaires n'inspirait pas l'humour.
Ce n'était cependant pas les militaires qui occupaient les principaux soucis des réfugiés. Pourquoi avaient-ils été sélectionnés ? Quels tests allaient-ils passer ? Était-ce légal ? Avaient-ils réellement le choix de s'y soumettre ? Contribuaient-ils vraiment à la recherche d'un remède ou était-ce une énième expérience de OneWorld ?
La clinique de la multinationale était solidement gardée à l'extérieur par des militaires. Une fois passée les barrages, l'ambulance fut ensuite prise en charge par la sécurité privée de la clinique. Les futurs patients furent amenés à leurs chambres et on leur expliqua le protocole de soin qui allait s'en suivre. Acceptant plus ou moins de bon gré (voire, pour certains, de très mauvais gré), ils se rendirent tous bien compte qu'ils n'avaient pas vraiment le choix. La situation pouvait être bien pire à l'extérieur, en dehors de toutes les mesures de sécurité qui les confinaient tout en les protégeant.
Les premiers jours, le rythme monotone des différents soins et tests se mit en place: prises de sang, contrôle de la tension, scanners cérébraux... Dans la clinique, tout le confort souhaité était à disposition : douceurs diverses à la cafétéria, consoles de jeu, tablettes d'informations (manifestement filtrées cependant, "afin d'éviter tout stress traumatique").
Quelques jours après leur admission, l'un des patients qui avait fait le voyage depuis Kansas City avec eux fut pris d'une crise d'angoisse. Vociférant violemment dans le couloir, il accusait OneWorld d'être responsable de la mort de sa femme et de sa fille. La sécurité et une infirmière firent tout leur possible pour le calmer mais finirent par l'emmener de force au dernier étage, là où était situé les laboratoires interdits aux patients. Quelques heures plus tard, il fut ramené dans sa chambre, étrangement calme et apaisé, presque absent.
Les réfugiés du Bowling Paradise n'étaient pas prêts à se laisser faire sans rien dire. Se rendant bien compte qu'ils n'avaient pas eu le choix jusque là, ils se mirent à explorer la clinique afin de posséder toutes les informations nécessaires pour le jour où elles se révéleraient utiles. L'un d'eux alla jusqu'à découvrir au sous-sol, dans le parking, un accès à un tunnel qui passait sous la rue. Ce dernier débouchait dans un hangar en face de la clinique. A l'intérieur de celui-ci, il découvrit un laboratoire de campagne bien équipé, mais dont les patients lui glaça le sang : des zombies étaient solidement attachés aux différents lits et des expériences étaient manifestement en cours sur eux.
Ils ne pouvaient alors rester aussi prêt de foyer infectieux. Et si la clinique devenait contaminée ? Ils ne voulaient pas mourir... Qui le voudrait ? Ils décidèrent alors de tenter de fuir... Mais c'était sans compter les agissements de l'une des infirmières. Son comportement étrange attira rapidement leur attention : examens non prévus au protocole, agissement étrange vis-à-vis de ce laboratoire au sous-sol... Hélas, avant même qu'ils ne puissent faire un véritable plan et le mettre en application, ce fut la catastrophe tant redoutée.
Du sous-sol s'éleva des clameurs et des grognements, et un gigantesque zombie, boursouflé et gonflé, fit irruption dans la clinique, suivi par d'autres rôdeurs plus "normaux".
Les militaires à l'extérieur firent leur métier avec zèle : ils tirèrent à vue, sur les zombies et sur les patients, indistinctement. Éliminer la menace était leur première priorité, peu importe les dommages collatéraux. Pour ne pas mourir sous les balles ou sous des crocs affamés, nos amis se réfugièrent donc au dernier étage, derrière les lourdes portes sécurisées du laboratoire de la filiale LabWatch de OneWorld. Ils s'y trouvèrent en compagnie de quelques autres patients et infirmiers, ainsi qu'en présence du directeur de la clinique. Ce dernier s'empressa de rassembler les données acquises lors des tests et de proclamer leur importance pour la lutte contre l'épidémie.
Néanmoins, le laboratoire n'avait pas d'autre issue. Bientôt, il leur faudrait donc sortir s'ils voulaient survivre. Que trouveraient-ils derrière la porte ? La mort ou la vie ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire